Après Chau Doc nous avons décidé de visiter Can Tho, le delta du Mékong.
Départ de Chau Doc avec un bus pour rejoindre Can Tho qui se trouve à 50km de là.
Pas très loin en fait, sauf qu’en Asie rien ne ce compte en distance mais en temps. Donc nous sommes à 2h.
Can Tho, une Ville du Sud du Vietnam, nous suivons le Mékong. Réputé pour son marché flottant.
c’est le plus grand du pays, même si avec les années il tend à disparaitre.
Donc nous arrivons à la station de bus en début d’aprem, il y a des taxis meter, c’est une bonne nouvelle, nous serons facturés à la distance et non à la tête du client.
Il est souvent compliqué d’expliquer où nous logeons mais nous avons le plan (MAPS ME), en Asie en général ils ne savent pas lire les cartes.
Par contre les chiffres entre autre la distance qui est également stipulé sur l’application nous avantage car cela évite les plans je roule, je facture. Toujours est il, que finalement Seb fait le copilote est guide le chauffeur dans la ville.
Donc nous voila direction Ivory Bamboo Orchard Resort où nous avons réservé un bungalow sur pilotis dans les mangroves, un peu à l’écart de la ville.

Quelle belle surprise, un petit nid de douceur, de quiétude, simple, sans prétention avec un accueil familial qui vous donne le sentiment d’être à la maison. De plus, la jeune fille parle un peu Français ainsi que les parents. Les petits déjeuner sont à 1,5 $, gargantuesque et très bon, tout comme les repas, également très bons marché. De mémoire la nuit est à 8$, pas de quoi culpabiliser.
Comme à notre habitude nous louerons un scooter, mais pour la fin d’après midi nous baladons à pied, nous nous perdons sur un chemin très étroit, cimenté où seuls les piétons, vélos et scooters peuvent circuler.
Nous longeons le fleuve du Mékong, enfin une petite ramification du fleuve. Cette petite promenade nous permet de rencontrer les riverains car de l’autre côté, il y a les habitations, pour la plupart sur pilotis. Ce petit chemin est bordé d’un côté par le Mékong et de l’autre par la mangrove.
La plupart des habitations sont très précaires, faites de tôles recyclés, une seule pièce, avec une hygiène plus que limite. Ils ont tout de même l’électricité, ils ont la télé qui visiblement n’est éteinte que très rarement. Pour l’eau tout ce fait dans le fleuve, en dehors de l’eau à consommer, ils ont tous des bombones, ou la font bouillir. Comme toujours les « Hello » fusent de toute part, voir même on nous prend dans les bras, surtout les vieilles personnes, elles sont très tactiles, et quête d’un vrai contact.
Nous nous apercevons que notre éducation et notre mode de vie, n’a pas intégré cette relation de tendresse, nous sommes dans la retenue, c’est une forme de pudeur. Et pourtant un câlin à la sauvette, gratuit et sans attente d’une personne que vous croisez 30 sc, et que vous ne verrez probablement plus jamais, vous met dans un état de plénitude et de bonheur, pour la journée.
Nous sommes invités de toute part, à boire un café, une bière, à s’asseoir avec eux. Nous n’osons pas, ils ont déjà si peu, et nous nous sommes les mains dans les poches, rien à offrir. C’est certain ils n’attendent rien en échange, là encore, nous sommes dans la gène. Mais nous restons tout de même un moment avec eux à jouer avec les enfants.
Ce bras du fleuve ne doit pas faire plus de 8m de large, et pourtant nous croisons d’immenses bateaux chargés pour la plupart, de matériaux de construction, sable, briques, ferrailles. Ils sont tellement remplis et semble toucher le fond, si nous les avions pas vu se déplacer, nous aurions pu croire qu’il s’était échouer là suite à un tsunami. Imaginer un cargo sur la rivière.
Le premier attrait pour le choix de cette ville, c’est son fameux marché flottant. Nous avons booké un tour avec la guesthouse, par chance deux autres Français sont intéressés , cela nous permet de limiter les frais.
Donc le rendez est à 6h du matin.
Ils sont très raisonnables dans leurs tarifs, pas plus de 10 dollars pour deux, pour une visite à quatre, de deux heures.
Nous partons directement du logement, vous vous souvenez, nous sommes sur la mangrove, petit chemin cimenté, le bras du fleuve.
C’est le lieu départ de notre escapade, au bout de 10mn, nous arrivons sur un des bras plus large du Mékong, et là, au joie, au bonheur, nous sommes à l’heure d’affluence du marché flottant, il n’y a que peu de touristes.
Les petites et grandes embarcations se croisent, s’entrechoquent parfois, il y beaucoup de monde, à chacun sa spécialité, les bateaux sont bondés de fruits, légumes et autres. Ils sont repérables grâce à un mat à la proue, de cinq ou six mètres de haut, où sont accrochés les denrées proposées. Je m’explique, si tu vends des ananas, en haut du mat est accroché un ananas ou plus si tu vends divers fruits et légumes, les uns en dessous des autres. Ainsi ont les voient de loin, et on va directement où l’on souhaite suivant ses besoins.
Il y a de petites pirogues, elles proposent des petits déjeuners, café, thé, sandwichs ( ceux sont des adeptes de la baguette), je vous rassure rien à voir avec le pain Français, vu le taux d’humidité, je vous laisse imaginer la texture caoutchouteuse de la dite « baguette », il y également des pancakes, et toutes les boissons désirées, et certainement pleins d’autres choses.
Nous nous arrêtons à proximité d’un gros bateau, nous montons sur le toit, afin de déguster un ananas fraichement épluché.
Nous ne ratons pas une minute du spectacle qui nous est offert, de l’effervescence, de l’ambiance, des couleurs, des odeurs.
Nous achèterons quelques autres fruits, puis nous repartons vers des embranchements plus étroits et plus paisibles. Nous faisons un stop à une fabrique de feuilles de riz, qui sont utilisées pour la réalisation des Nems. Elles sont cuites de la même façon que l’on fait des crêpes, sauf qu’elles sont cuitent sur des grands morceaux de plastique tendus, qui, elle est chauffée par un feu, alimenté par les causses de riz.
Il ne faut pas plus de 10 à 15 sc, c’est très rapide, elle ne sont pas plus épaisse qu’une feuille de papier cigarette.
Elles sont déposées sur des planches et misent à sécher au soleil. Une partie de ces feuilles de riz sont placées dans une trancheuse et détaillées façon tagliatelles. Nous finissons notre promenade le long de petits canaux où se mêlent fleuve et mangrove, pour un retour vers 8h, les yeux et la tête dans les étoiles.
Le reste de la journée nous avons circulé à scooter aussi bien dans la ville, que sur des chemins au hasard des rencontres.
Le lendemain nous décidons de nos rapprochés d’un lieu situé à 50km de là, dans le but de voir une réserve naturelle de cigognes sédentaires.
La route est longue, nous mettrons plus d’une heure en tout de façon hachurée. Contraint de nous arrêter pendant facilement deux heures. La mousson moins régulière mais toujours présente, nous a bloqué. Impossible de circuler, ce n’est pas juste une petite averse. Nous commençons à connaitre les prémices de cette pluie diluvienne, un vent anormal souffle, le ciel se charge rapidement, laissant s’abattre des trombes d’eau.
Puis d’un instant à l’autre, le ciel se découvre, le soleil apparait, la route sèche en 20mn, et plus aucunes traces de cette énorme quantité d’eau tombée peu de temps avant.
Nous voilà sur le site, les renseignements pris, sont erronés. Pas de cigognes, mais des centaines d’aigrettes. Le spectacle reste fabuleux, c’est le moment de nidation, elles sont à la hâte de terminer leurs nids afin de pouvoir couver. Nous avons longuement observé. Le mâle fait le va et vient en quête de branchages, quand la femelle surveille l’endroit et construit le nid. Très souvent autre une aigrette tente une approche, pour piquer le nid, s’ensuive des disputes pour préserver son espace. Une fois l’aigrette installée, elle n’est plus sollicitée par d’éventuelles chapardeuses, elle cédera sa place uniquement au mâle dans le but de s’alimenter.
Nous ne sommes totalement sur, que cela fonctionne réellement de cette façon. C’est basée sur une observation de quelques heures. L’avantage pour nous ce jour là, c’est qu’elles étaient bien trop occupées à la construction de leurs nids, pour nous porter attention, ce qui nous a permis de faire des photos sympas. Comme souvent nous rentrons bien claqué, par des journées inoubliables, mais bien remplies.
La journée suivante va nous permettre de nous reposer un peu car dans l’après midi nous partons direction Hô Chi Minh.

Can Tho, Le Delta du Mékong en Images :

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Can Tho, Le Delta du Mékong en Vidéo :