Kep, les fameux crabes bleu

Visiter le Cambodge, aller à Kep & Rabbit Island, déguster les fameux crabes bleu au poivre vert de Kampot:

Nous partons finalement de Sihanoukville un peu à contre coeur, mais le désir de toujours plus de découvertes nous enchantent.
Cette fois-ci le mini bus est plein, nous avons une partie des bagages sur les genoux.
Il nʼy a pas de soute, mais par contre uniquement des voyageurs chargés, il est donc assez compliqué de tout faire rentrer. Heureusement le voyage nʼest pas long 2 bonne heures de route.
Seb souffre dʼune sciatique depuis notre changement d’hôtel à Sihanoukville la douleur est montée progressivement et là  il déguste. Bloqué du dos avec nos sacs de voyages cela devient insoutenable.
Nous arrivons sur le côté plage de Kep, une petite ville à la pointe sud du Cambodge en bord de mer, nous sommes très proche de la frontière du Vietnam.
Ici la population vit en majorité de la pèche, des cultures, des plantations et du tourisme.
Beaucoup dʼexpats Français sont installés ici, nous rencontrons également presque essentiellement des touristes Français.
Sans connaitre la raison, on suppose que les guides Français doivent mettre ce lieu en avant.

Kep, kampot, les spécialités :

Ici deux spécialités :
Les cultures de poivre vert de Kampot, dʼune qualité exceptionnelle au vu du climat, de la qualité de la terre, du savoir faire.
Le tout cultivé de façon biologique et le fameux crabe bleu de Kep.
Notre GuestHouse, The Boat House se trouve à 500 M de la plage, tenue par Dominique un Français, installé depuis une année, et visiblement très content de son choix.
Ce nʼest pas un enrichissement financier, ce nʼest pas le but, plutôt une qualité de vie, de ce quʼil en dit.
Une personne très agréable, un lieu tranquille, simple et à proximité des lieux de vies.
Il est de bons conseils. Nous avons la possibilité de louer des scooters sur place, de manger des plats Français tel qu’un plateau de fromage, des burgers maison, des pâtes en sauces ainsi que de la cuisine Kmer.
Il nous a même trouvé un ostéopathe kiné sur Kampot.  Il nʼavait ni le nom, ni lʼadresse mais la rue où il se trouve.
Donc nous voila parti à scooter rejoindre Kampot à 25 km de Kep.
Nous avons un peu cherché sans trouver et par chance une anglaise nous a aidé, elle ne savait pas où il se trouvait, mais avait son numéro de tel.
Grace à son coup de main, deux minutes après on venait nous récupérer, nous nʼétions vraiment pas loin, tout au plus 400 M.Chance cʼest un ostéopathe Français, installé ici depuis huit ans, double chance il est le seul à 300 km à la ronde.
24 H après manipulation cela va déjà beaucoup mieux il faudra un autre RDV 2 jours plus tard, cela nous permet aussi de venir visiter Kampot, découvrir le marché. 

 

Welcome To Kep

Welcome To Kep

La ferme aux papillons, Visite Pagode, Crabe Market :

Nous sommes allés voir la ferme aux papillons, une serre en pleine nature où une multitude dʼespèces variés locales sont visibles dans un parc arboré joliment aménagé.
Une maison sur pilotis sur plusieurs niveaux surplombe la vallée jusquʼà la mer, le lieu est agréable. Il semblerait que ce petit paradis soit lʼoeuvre dʼun Américain dʼun certain âge.

Sur le chemin du retour nous nous arrêtons à la pagode de Kep, de nombreuses marches y permettent lʼaccès, jonchée sur les hauteurs, elle domine laissant apparaître un point de vu assez spectaculaire.
En très bon état, son architecture est somptueuse. À sa base se trouve des animaux grandeurs natures, ainsi que des personnages de légende assez représentatif de lʼAsie, liés à la culture et à la religion des Kmers.
Nous avons adoré, dʼautant plus que nous étions seuls, les moines ne logent pas sur place, ils sont un peu plus bas dans des cases en tôles, quel dommage, le lieu sʼy prête tellement. Le seul petit hic, nous nʼavons pas lʼaccès à lʼintérieur de la pagode.

Le lendemain matin nous nous sommes rendus sur le marché aux crabes, un incontournable. Il se passe en bord de mer, les bateaux sont à quelques centaines de mètre de la rive. Les pêcheurs font des va et vient à pied de la barque vers la berge en tirant derrière eux des paniers de crabes pour la plupart bleus, une variété typique du coin. Il y a également différentes sortes de poissons, poulpes, calamars, crevettes, gambas et des crustacés.

En continuité, des gargotes les préparent sur le feu de bois, à manger sur place ou à emporter servit avec du riz. Dʼautres petits étales proposent des gâteaux, des fruits, des jus de canne à sucre ou encore des souvenirs.
Il faut sʼy rendre assez tôt le matin vers huit heures, quand les pêcheurs débarquent et ainsi profiter du spectacle.

Puis nous prenons la direction du village flottant, qui nʼest pas réellement flottant, mais plutôt des maisons
sur pilotis sur le bord de la plage, cʼest assez rudimentaire. quelques familles, une boutique, un jardin dʼenfants.
Nous sommes sur un chemin de terre qui longe la mer, laissant apparaitre la mangrove en continuité de la plage
dʼun côté et de lʼautre des marais salants, nous poursuivons ainsi sur une dizaine de kms.
Nous arrivons à un village de pêcheurs, sachant que deux jours avant la mer étant houleuse, on nous a raconté que cinq bateaux on chaviré, il y a des disparus.
La pêche se passe la nuit, nous ne savons pas quels sont les moyens mis en oeuvre pour les retrouver, mais nous nʼavons rien remarqué, ce sont des locaux qui nous ont informé. La vie semblait suivre son cours.
Donc forcément quand nous sommes arrivés dans ce village, cette pensée était omniprésente, nous avons remarqué que leurs barques sont plutôt des rafios rafistolés tant bien que mal. De retour vers la Guesthouse nous traversons quelques marais salants, non exploités à cette saison.

Cʼest à la saison sèche quʼil exploite, pour une meilleure évaporation. Il y a pas mal de rizières, pour le coup être ici à la saison des pluies, permet de voir de jolis déclinaisons de vert.
Lʼaprès midi Virginie à RDV avec Didier, qui propose des balades à cheval. Durant deux heures ils vont promener dans les différents lieux décrits ci dessus.
Une personne sympathique, les chevaux sont bien entretenus mais assez maigres et du coup avec peu dʼénergie.
Pendant ce temps Sebastien les rejoint d’un point à l’autre avec le scooter il était hors de question de faire du cheval après son mal de dos.

 
 

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Rabbit Island, L’île au lapin ou Koh Tonsey :

Nous avons décidé de nous rendre sur lʼîle aux lapins,  » Rabbits Island / L’île au lapin / Koh Tonsay » juste en face de Kep, à 25mn en bateau.

 Pourquoi l’île au Lapin
(Aucune idée, il n’y a aucun lapin sur l’île et même avec beaucoup d’imagination, elle n’a nullement l’air d’un lapin )

Il était prévu que nous passions quʼune nuit, mais cet endroit nous plait beaucoup, nous resterons finalement deux nuits. Nous nʼavions rien réservé, sitôt arrivé sur la plage, Simone une Kmer nous propose un bungalow à 20m de la plage.
Ici tout les Bungalows son alignés le long de la plage principale, ils sont tenus par deux familles.

Nous voilà installés, cʼest très rudimentaire, un lit avec une moustiquaire laissant apparaitre pas mal de trous, une salle dʼeau avec un toilette, une poubelle avec de lʼeau, une bassine et un tuyau pour se doucher. Cela nous suffit largement, les plages sont plutôt jolies, le beau temps est au rendez vous, lʼaccueil très chaleureux, les cocktails supers bons, les repas également, bref cʼest le bonheur.
Lʼîle est toute petite environ deux kilomètres. Ici le rythme est reposant, on y vient pour se reposer.

A Rabbit Island on y vient pour se reposer, déguster des cocktails 

Nous passons la plupart du temps à chercher des coquillages en autres des yeux de sainte Lucie, il parait que ça porte bonheur. Nous avons fait le tour de lʼîle, pas moins de cinq heures, avec des pauses Snorkelling en quête du précieux.
Seb a décidé de faire monter ces coquillages en bijou, nous en avons trouvé une bonne cinquantaine, de quoi faire de jolis parures.
Arrivés sur le dernier quart du tour de lʼîle, nous étions contraints de traverser la mangrove, vu le temps pour arriver là, faire demi tour nʼétait pas concevable.
Mais autant vous dire que cela ne fera pas parti de nos meilleurs souvenirs.
La mangrove se trouve en bord de plage, ce sont des arbres avec des racines à nus très serrés, qui forment une forêt implantés dans la vase. Les tongs et chaussures dʼeau ne sont pas adaptés, elles font ventouses, et tu finis par ne plus pouvoir les récupérer. Cʼest donc pieds nus que nous avons traversés la mangrove sur environ 300m et cʼest long 300m, quand tu patauges dans 40cm de vase et que tu ne sais pas si tu vas arriver à sortir ton pied de là. Au fond de lʼeau, nichent pleins de crabes, et tu sens toutes les terminaisons des racines, nous avions hâte de sortir dʼici. Nous avons également fait de belles rencontres Sylvia et Eric, un couple de quinquagénaire adorables et baroudeurs avec qui nous avons pas mal échangé. Ils sont du sud de la France. Angèla et Solune son fils avec qui nous rentrerons sur Kep, pour poursuivre nos découvertes ensemble. Ces quelques jours passé ensemble à découvrir et se découvrir étaient magiques.
La responsable des bungalows sur lʼîle aux lapins, Simone de son petit nom, au petit soin avec nous. Malgré son nom cʼest bien dʼune Kmer que nous parlons, elle nous préparait des délicieux repas, très affectueuse, très tactile, très touchante, à part si elle est dans une partie de poker endiablée.
Oui, parce que ce soir là vers 23h, nous sommes partis nous coucher, et heureusement il nʼavait toujours pas coupé lʼélectricité, pour cause la partie endiablée….Petite parenthèse il faut savoir que la lumière fonctionne normalement et uniquement de la tombée de la nuit à 22h grace à des groupes éléctrogénes.
Une fois dans notre case, dans lʼangle on surprend une put… dʼaraignée en train de faire pitance dʼune blatte toute aussi démesurée. Nous convions nos voisins à visualiser la bestiole, nous décidons ensemble quʼil nʼest pas possible de faire collocation avec elle, nous informons donc Simone et ses collègues de poker, quʼil serait bien dʼintervenir. Cela nʼa pas lʼair de les émouvoir, nous y retournons peu après avec photo à lʼappui, et finalement voilà un Kmer équipé dʼune machette. Ni une, ni deux, nous sommes débarrassés de la bestiole, qui sʼavérait être une MYGALE.
Cʼétait la séquence émotion, nous nʼavons vu aucunes des ses copines durant la nuit suivante, bien heureusement.

 

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Kep, le retour :

De retour sur Kep nous avons visité le parc national de Kep, normalement lʼentrée est à 1$, mais personne
à lʼentrée de la guérite, quelques jolis points de vues, une boucle de 6 à 8 km  dans la jungle sur un chemin de terre.
Ce nʼest pas ce que nous avons le plus apprécié ici.
Nous avons aussi visité la plantation de poivre de Kampot tenue par un couple franco belge.
Une plantation sʼétend sur 20 hectares, ce sont des plantations bio, aucun pesticide dʼorigine chimique, engrais naturel et lʼeau est issu de bassinmis en place dans le but de surveiller la qualité de lʼeau. Elle embauche pas moins de 100 Kmers
qui sont pour la plupart logés, nourris. Cette entreprise est viable économiquement, et sʼimplique dans la vie locale afin dʼaméliorer le quotidien de la population. Nous avons eu droit à une visite gratuite de la plantation pour nous expliquer le fonctionnement, puis nous avons rejoint la maison de style Kmers, où se trouve la boutique, le restaurant et le bar.
Là nous avons appris à quoi correspondait les différentes couleurs de poivres, les odeurs, les gouts.
Deux heures vraiment très sympa, enrichissantes, ou à aucun moment tu te sens dans lʼobligation dʼacheter.
Il faut savoir que le poivre de Kampot est parmi les meilleurs au monde, quʼil sʼexporte plutôt bien, sa renommée nʼest plus à faire.
Dans la gastronomie locale ce poivre est associé au crabe bleu qui est une particularité de Kep. Cʼest un plat simple, qui se suffit à lui même, cʼest une tuerie. Il est servi avec une sauce au poivre vert frais en grappe ainsi que du riz.

Notre séjour au Cambodge se termine sur Kep, avec une très belle soirée au Boat House, chez Dominique.
Il nous avait demandé de réserver notre soirée, et nous avait préparé le plat le plus connu ici, des crabes bleus au poivre vert de Kampot, juste très bon.
En dessert un magnifique gâteau dʼanniversaire, car oui la surprise, était de partager sa soirée dʼAnniversaire avec lui.
Excellente soirée intense et arrosée de bons vins. Une soirée avec les quelques clients de la Guest que nous avons eu l’occasion de rencontrer au cours des succulents petits déjeuné ( bien copieux et accompagné d’une confiture de mangue maison )
Nous rencontrons des personnes extraordinaires qui peuvent vous marquer pour longtemps.
Merci aux hasards des rencontres, si toutefois le hasard existe, nous ne pensons pas.

Nous avons tout les deux eu le même coup de coeur pour ce pays qui vaut le détour. Un pays joyeux, attachant où il fait bon vivre. On ressent fortement quʼil est en plein essor, en construction, quʼil est marqué par des conflits pas si lointain que ça. Mais dans lʼenvie de foncer, dʼavancer dans la joie de vivre, à lʼécoute et bienveillant.
Les paysages sont splendides, se déplacer est très simple. On a vraiment le sentiment dʼêtre entouré et choyé.
Se balader en scooter où tu veux, quand tu veux, sortir des sentiers battus et recevoir toujours le même accueil par toute les générations.

Allez voir les Kmers, découvrez ce beau pays par vous même, vous ne serez pas déçu.

 

The Boat House

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