Châu Dôc

Châu Dôc est une petite ville de la province d’An Giang, dans la région du delta du Mékong, au Vietnam. Frontalière du Cambodge

Nous voilà à la veille de notre départ pour le Vietnam. Nous avons fait nos visas via internet tout comme pour le Cambodge. Assez simple hormis le fait que nous attendions un mail pour accord, mais au bout de trois jours, alors que cela était prévu sous quarante huit heures, nous doutons.
Sébastien s’aperçoit qu’il y a un numéro de suivi et que ce numéro permet de remonter sur notre dossier et que nous avons notre visa depuis quelques jours, sans le savoir.
Nous aurions du recevoir un mail, visiblement les visas en ligne sont très récents pour ce pays, leur site est en rodage, nous essuyons les failles.
Nous prenons notre bus à Kep ( Cambodge), pour rejoindre Châu Dôc ( Vietnam). Il était prévu d’avoir un grand bus, histoire de ne plus voyager avec nos sacs sur les genoux.
Sauf que c’est un mini bus, changement pour des raisons de remplissage. Nous voilà entassés dans un vieux véhicule, pour quatre heures, avec un arrêt pour passer la frontière à Ha Tien.
Le chauffeur récupère nos passeports et part faire valider nos visas, encore une fois nous sommes les seuls à avoir fait ça en ligne, pourtant c’est pratique, pas de surprise de tarif, pas besoin de photo d’identité, elles sont enregistrées sur l’ordi et nous remplissons le questionnaire au calme.
Mystère….. Nous récupérons nos passeports, et nous nous dirigeons vers les bureaux pour récupérer nos récépissés d’entrée sur le territoire.
Nous nous apercevons qu’il valide notre visa à la date de la demande sur E-visa et non celle du jour de l’entrée, c’est peut être la raison pour laquelle les autres font ça sur place.
Pour le coup, nous sommes un peu dégoutés, nous perdons quatre jours sur notre planning. Il y a un scanner pour les bagages, mais nous l’évitons à leurs demande, comme tous les autres voyageurs.
Nous retournons au bus quasiment les derniers, plus de places ou presque, nous embarquons à côté du chauffeur, puis s’ajoute encore de nouveaux passagers. Ils sont debout, et il reste tout de même deux heures de route.
Il nous demande notre ville d’arrivée, et quelques 2km plus loin, nous dépose pour que nous prenions un très vieux mini bus local, il nous débarque les affaires et s’en va.
Bon pourquoi pas, nous espérons juste que l’on nous demande pas de payer une nouvelle fois et que l’on va bien à la destination prévue.
Le bon côté de ce changement, c’est qu’il n’y a presque personne dans le bus, nous prenons nos aises. Visiblement il semble aller dans la bonne direction ( vérification sur l’appli Maps Me).

Arrivé à Châu Dôc :

Deux heures plus tard nous arrivons sur Châu Dôc.
C’est vraiment un buisness avec les taxis, ils s’arrêtent toujours en galère par rapport à la ville, souvent loin de la station de bus.
Une chance nous sommes à 800m de notre guesthouse, d’autant plus qu’il n’y a que des motos taxis, vu notre chargement ce moyen de transport est inconcevable.
Nous rejoignons notre logement à pied, les gérants au demeurant très gentils ne parlent pas un mot d’anglais, ils ne trouvent pas notre réservation, ils sont nouveaux sur booking et ne sont pas familiariser avec l’appli.
Ils prennent nos passeports, et nous accompagnent à la chambre. Au Vietnam ils gardent tes passeports et tu payes le jour de ton départ, et ils te les rendent à ce moment là.
Il est 17h, trop tard pour louer un scooter, payer la journée complète pour en profiter si peu, nous attendrons demain.
Nous partons découvrir la ville à pied, c’est très bien pour ressentir un lieu nouveau, un nouveau pays.
Il est agréable de voir des inscriptions avec notre alphabet, certes ça ne change pas grand chose, vu que nous ne comprenons pas plus pour autant, c’est psychologiquement rassurant, sauf qu’ici rien n’est traduit en anglais, donc finalement, on a du mal à comprendre et se faire comprendre.
Nous n’avons pas de Dôngs, uniquement des dollars et pas d’ATM dans le coin.
Nous trouvons un troqué où manger, nous commandons un peu au petit bonheur la chance, elle acceptera de prendre nos dollars et nous rendra de la monnaie locale, tout en gardant une commission car le Dollard n’est pas arrangeant pour eux.

Il nous faut nous familiariser encore avec une nouvelle monnaie. Grossomodo ici 20000 dôngs sont équivalents avec 1 dollars, et oui toutes les monnaies en Asie se réfère au Dollars, ce qui n’arrange pas nos calculs. Des fois il te parle en Dollars, d’autres fois en Dôngs, sachant que si ils te disent Ten (les chiffres en anglais, qu’ils connaissent à peu prés) en monnaie locale, il faut que tu ajoutes trois zéro, ce qui en fait est 10000 dôngs donc 50 cents ( la moitié d’un dollars).
Rien de très compliqué, mais il faut bien la journée pour être en phase.

Nos premières impressions ne sont pas terribles, mais bien sur les transitions d’un pays à un autre ne sont jamais simples.
Une bonne nuit réparatrice aura effacée nos mauvaises émotions de la veille dues à la fatigue, au manque de communication et le fait d’être contraint à un secteur limité à pied, nous ne sommes pas dans un quartier représentatif du coin.
Enfin, quelle liberté que d’avoir un scooter, le pays s’ouvre à vous, la découverte s’étend, il y a les tracés planifiés, et les chemins pris au hasard qui t’amène hors des sentiers battus où les locaux sont heureux de te voir, car ils savent que si tu es là, ce n’est pas pour trouver un lieu inscrit dans un guide quelconque, mais bien pour les rencontrer eux dans leurs quotidiens.
Nous nous répétons certainement, mais l’accueil est franc, sincère, souriant ils sont souvent amusés par nos looks décalés.
Ils sont beaux c’est certain, mais ce que nous ressentons surtout très fort, c’est leur beauté d’âme, celles qui vous touchent vous réchauffent.
Ceux sont ces moments là qui donnent du sens à l’expression du bonheur et de l’amour des autres, tout ça sans comprendre la langue. Le coeur est le meilleur et le plus beau des langages.
Donc Châu Dôc est une petite ville de la province d’An Giang, dans la région du delta du Mékong, nous sommes au Sud est située à 250km à l’ouest de Hô Chi Minh ( anciennement Saigon).
Dans le centre ville nous découvrons avec bonheur un très beau marché aux fleurs, fruits légumes très haut en couleurs, en parallèle se trouve le marché couvert pour les poissons et la viande, en bordure le Mékong.

 

Il y a un va et vient de bateaux qui viennent fournir les marchands ou à l’inverse ils récupèrent différentes marchandises, que nous supposons à livrer.
Nous adorons déambuler sur les marchés, que ce soit en France où partout dans le monde, c’est très représentatif de leur mode de vie, de leurs coutumes, c’est souvent bruyant, mais tellement expressif. Toutes les classes sociales, jeunes, vieux, hommes, femmes, enfants sont là. Bien évidemment on vous interpelle pour vendre, mais nous nous sentons jamais oppressés que ce soit ici ou ailleurs, il y a toujours un sourire et la de bienveillance, et l’insistance reste très modérée.
Le reste de la journée nous permet de découvrir le centre ville, qui au demeurant semble être bien plus moderne, que l’impression que nous avions eu la veille, nous sommes dans les beaux quartiers.
Forcément pour le coup les cartes et menus sont traduits en Anglais, et nous rencontrons davantage de personnes avec qui communiquer.
Quelques jeunes parlent l’Anglais, ce qui sont scolarisés, mais également quelques anciens à qui il reste des bribes de l’importante colonisation devenue l’Indochine Française en 1887.
Il faut savoir que la France à diriger le Vietnam comme une colonie jusqu’à la défaite de la France dans la guerre d’Indochine et la proclamation de l’indépendance du Pays en 1954.
Ce n’est pas si loin que ça et le Français tend à disparaitre, mais nous sommes surpris de temps à autre, à être interpeller par un vieux monsieur ou une vielle dame ravis de converser en Français.
Dans l’après midi nous prendrons les services d’un batelier en quête de touristes, afin de faire une petite balade sur le Mékong.
Nous naviguons au plus près du village flottant, leur volant le peu d’intimité qu’ils ont, ils ne semblent pas ni contrariés, ni offusqués. Nous nous arrêtons un peu loin pour voir un élevage de poissons, sous leurs habitations il y a des bassins où grouillent une multitude de poissons, ils les nourrissent avec des granulés qu’ils produisent sur place et ça pu grave.

Un petit stop commercial à un shop d’artisanat, nous marchons de maisons en maisons où les habitations flottantes sont remplacées par des habitations sur pilotis. Régulièrement comme l’on toise un enfant chaque année pour constater sa croissance, ici les traits inscrits sur les bois des pilotis, suivis des années, correspondent aux crues marquantes par la hauteur atteinte ou à l’inverse pour le manque d’eau.
Nous poursuivons notre balade pour retrouver la terre ferme, et nous découvrons une mosquée étincelante.
Cela ferait longtemps que nous n’en avions pas vu. De temps à autre lors de transport en bus, nous traversons des quartiers musulmans, nous le remarquons au fait que les femmes portent le voile, et que visiblement ils sont regroupés entre eux.
Il est temps pour notre guide de nous ramener, nous avons négocier pour une heure. Être sur le Mékong n’a pas de prix.
Nous ne sommes pas encore familiariser avec les spécialités culinaires et nous n’avons pas de menu traduit, il est toujours délicat de choisir dans ces conditions, nous commençons par aller dans une chaine de restauration européanisée , histoire de faire une transition en douceur pour nos estomac.
Une chance ce soir à la Guesthouse, la fille des gérants est présente et parle Anglais, nous convenons de réserver un bus
pour le lendemain direction Can Tho.

Châu Dôc en images :

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Châu Dôc en Vidéo :